La fameuse émergence

Mbote
Il y a un fait ou une tendance devrai – je dire qui me tourmente et pas pour le moins du monde : l’Emergence.
Oui après le développement…. on a l’émergence, une nouvelle hymne des politiques africains ; le Cameroun, le Congo mon pays pour ne citer qu’eux.
Pour ne prendre que le cas du Congo mon pays, depuis peu on parle d’émergence par ci, émergence par là mais la réelle question que je me pose est : que fait – on pour y arriver? Rien à la limite.
D’abord l’émergence doit commencer par toi et moi, la question à souvent se poser devrait être ce que nous pouvons apporter à notre pays plutôt que de se ronger les angles et toujours se demander ce que le pays nous apportera.
Posons nous cette question et commençons à parler d’émergence

7heures de travail et non 7heure au travail s’il vous plait.

Ahaha la fonction publique congolaise ; que dire ? Il y a tellement de chose la dessus que si je m’y attarde on y passera la journée, sur ce je ne me focaliserai que sur l’essentiel.
Déjà il faut noter que 50 pour cent des personnes y travaillant le font par contrainte ou du moins pour assurer leur retraite, aucun intérêt particulier n’est porté à ce ministère.
8h à 14heures sont les horaires fixés pour la plupart des ministères. Pour un pays qui se veut émergent aux horizons 2025, je trouve que c’est insuffisant.
7 ou 8heures heures de travail : Un temps qui au lieu d’être utilisé pour essayer de faire quelque chose (oui essayer, car leur demander de faire quelque chose serait trop demander), est plutôt consacré au papotage et au bavardage, les employés qui passent le clair de leur temps à raconter leur week end ou leurs scènes de ménage sans parler de ceux qui se contentent de venir pointer (une méthode qui consiste a venir le matin inscrire son nom sur un registre de présence et revenir refaire la même opération à la fin de l’heure).
On se veut émergent mais on ne produit rien, le sucre qu’on produit souffre d’un vrai problème de dosage (les carreaux pourtant gros ne rengorge pas autant de sucre que ça, obligé donc d’aller juqu’à 10 carreaux pour être satisfaite) au risque de se retrouver diabétique.
Pénurie de carburant à tout bout de champ: C’est l’une des tendances qui me fascinent dans mon pays, producteur de pétrole s’il vous plait ; finalement soit c’est moi qui ai un problème ou je ne comprends rien du tout au fonctionnement des ressources congolaises.
Internet
Internet, pauvre de toi, tu aimerais tellement t’installer dans nos vies, dans nos maisons mais tu n’y arrives pas.
Ce que nous devons comprendre c’est que le problème ne vient pas de nos opérateurs mais de nos législations.
On a pas encore compris qu’internet est le levier de tout développement actuellement dans un pays et qu’une étudiante de 22 ans n’a forcément pas 30 mille chaque fin du mois pour se payer 15GB de connexion internet (connexion qui malheureusement ne peut te permettre de regarder un tutoriel de comment utiliser l’outil plume de photoshop sur youtube).
Le rêve de tout congolais n’est forcément pas d’aller étudier en Europe, mais on est obligé, pourquoi ? Aucun effort considérable n’est fait de la part du gouvernement pour améliorer les conditions, je ne parle pas des infrastructures, elles sont certes importantes mais avec les plus belles infrastructures du monde si les problèmes comme le payement des vacataires ou de la bourse ne sont réglés, aucun cours n’est donné, résultat : les belles infrastructures moisissent.
Voilà quelques petits changement que nous devons commencer à adopter pour prétendre à une certaine émergence.
Une deuxième partie de l’article  dans lequel j’expliquerai comment nous, population, devons arrêter de toujours imputer tort à l’Etat et être des citoyens qui participent pleinement à la conquête de l’émergence sera publié sur cet espace

Amicalement à la population congolaise qui est tout de moi

Et comme d’habitude, la version audio de l’article

Dave , Citoyenne du monde

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