Vivre ou survivre?

Mbote

Dans la vie, soit on vit, soit on survit, c’est aussi simple que ça
Que choisiras-tu ?
Bon d’accord je suis allé un peu trop vite
Je vous épargne le dictionnaire, je vais vous l’expliquer à l’ancienne

La notion de vie
Pour moi, vivre c’est profiter pleinement de la vie sans toutefois craindre l’opinion d’autrui ; c’est pouvoir se lever un matin et décider de se couper les cheveux sans penser à ce que X ou Y dirait ; des exemples y en a plein, on y passera surement la nuit si je continuais, donc passons.

Et la survie ?
Beaucoup font référence à l’Ethiopie ou Haïti dès qu’on parle de survie, non la survie n’est pas que se battre pour manger ou s’imposer (voilà encore un mot : je pense qu’on devrait arrêter de s’imposer et vivre tout simplement), la survie c’est ne plus vivre, complexe ? Ok je m’explique…

Tout à l’heure j’ai fait un topo de la notion de vie, beinh la survie c’est tout le contraire… Ok toujours flou ? On va y aller pas à pas.

Je vous explique:
Quand on décide de vivre pour les autres et en fonction d’eux, voilà c’est là que commence la survie.
Vous avez certainement oublié le plaisir que procurait la sensation d’être soi-même tellement vous portez un masque pour vous conformer des cercles, résultat: on est obligé de survivre, de tout faire pour être comme eux, pour chercher à plaire.

Ne dit-on pas fréquemment qu’il est préférable que les gens vous détestent pour ce que vous êtes et non qu’ils vous aiment pour ce que vous n’êtes pas ?
C’est vrai, très vrai d’ailleurs.

Il n y a si longtemps j’ai décidé de me couper les cheveux
Pourquoi ? J’étouffais, je ne savais plus quoi faire de mes cheveux, j’ai opté pour des courts naturels parce que je pensais que ça me mettrait à l’aise et que c’était moins de tracasserie. Après un mois j’ai décidé de me faire des extensions.

meches
Ma sœur n’a pas hésité « humm okataki souki pona nini,possa makambo, okomi lisusu kossala ba mèche ? » ça c’est en lingala, langue nationale de chez moi, en gros elle me dit ceci : « humm pourquoi t’étais tu coupé les cheveux ? Tu aimes trop les problèmes, tu fais encore les mèches pourquoi ? » J’ai ris, je ne lui ai rien dit.
Alors à vous je vais dire un truc, si je m’étais coupé les cheveux c’est parce que j’en avais envie.

Si on fait son retour au naturel parce qu’on pense qu’on doit s’affirmer en tant qu’africaine, on se bourre ; si on pense qu’on doit être naturelle pour adhérer à un certain mouvement et être différente des autres, c’est encore pire. Mais si vous pensez qu’être naturelle vous rend belle et vous met en valeur, je vous encourage, n’est-ce pas mon mondoblogueur Will Fonkam nous faisait savoir que ce n’était pas la mèche le problème ?

Revenons-en à la survie : tu adores les jeans déchirés ? Non, tu adores les petits hauts décolletés ? Non. Mais pourquoi les mets-tu ? Parce que c’est au top et les gens aiment, êtes-vous sûr qu’une telle personne vit ?

C’est vrai qu’il y a certaines limites à respecter afin d’être en harmonie avec les bonnes mœurs, la morale ou même la dignité. Mais en dépit de cela je ne vois pas pour qui d’autre nous pouvons vivre si ce n’est pour nous.

Et comme d’habitude, la version audio de l’article

Dave

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